L’ascension du Mont Blanc par la Voie Royale

Randonnée sur la voie royale du Mont Blanc
Après avoir envisagé de réaliser le Tour du Mont Blanc avec mon père, nous avons finalement décidé de vivre une autre aventure montagnarde pour ses 60 ans : l'ascension du Mont Blanc !

  Randonnée sur la voie royale du Mont Blanc

Informations sur le voyage

  • Durée : 3 jours
  • Nombre de voyageurs : En Famille
  • Budget par personne : 1000€ €
  • Budget utilisé pour :
    • Vol ou transport
    • Logement
    • Activités
  • Itinéraire : 1 : Chamonix Mont-Blanc 2 : Gare du téléphérique des Houches 3 : Nid d'Aigle (2375 m) 4 : Refuge de Tête Rousse (3165 m) 5 : Refuge du Goûter (3865 m) 6 : Sommet du Mont Blanc (4810 m)
  • Logement(s) recommandé(s) :
    • Auberge de La Gélinotte
  • Ce voyage a été organisé par : Watse Trekking

Échauffement : du Nid d'Aigle au refuge de Tête Rousse

Le 28 juin, nous rencontrons Clovis, notre guide pour ces 3 jours au coeur du mythique massif du Mont-Banc.

En début d’après-midi, nous prenons le train à crémaillère depuis les Houches jusqu’au terminus du Nid d’Aigle. On atteint donc en une heure l’altitude de 2400 mètres sans aucun effort. Pendant le trajet, de très beaux paysages se dévoilent sous nos yeux dont certains passages connus de l’itinéraire Tour du Mont Blanc.

Vers 15 heures, nous démarrons notre marche. C’est l’été mais le ciel est blanc, il fait froid et le paysage est fait de grands blocs de roches, de neige et de glace.  C’est une toute autre ambiance que celle de la vallée !

La montée jusqu’au refuge de Tête Rousse est assez facile. Il n’y a pas de difficulté technique particulière sur la grande majorité du parcours. Il n’y a que lorsqu’on passe au-dessus des 3000 mètres d’altitude que nous devons faire attention aux endroits où nous posons les pieds en franchissant certains passages étroits. Cependant, malgré la présence de la neige sur le sentier, nous n’avons pas besoin de chausser les crampons ni d’utiliser les piolets.

On arrive après une randonnée de deux heures au refuge de Tête Rousse. Nous posons nos affaires dans le dortoir et nous nous posons dans la salle commune pour prendre un café en attendant le repas du soir. Dehors, la vue sur la vallée est vertigineuse et la vue sur le glacier à côté du refuge est saisissante !

S’il fait beau le lendemain, nous pourrons partir dans la nuit, vers 3 heures du matin, pour passer le fameux Couloir de la Mort, atteindre le refuge du Goûter que l’on aperçoit depuis ici et enfin, le sommet.

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Deuxième jour : sommet or not sommet ?

Le matin, la météo empêche de partir pour le sommet. Ce sera donc pour demain.

On attend avec les autres alpinistes et les guides qu’une fenêtre s’ouvre pour partir du refuge et monter jusqu’au Goûter.

Après quelques faux espoirs et autant de faux départs, le ciel se dégage soudainement vers 10 heures. C’est parti !

Aujourd’hui, l’ascension est beaucoup plus technique, c’est entre les deux refuges situées sur l’ascension du Mont-Blanc par la Voie Royale que se concentrent les difficultés. Encordés, casqués et cramponnés, nous commençons par atteindre le Couloir de la Mort, un passage dans lequel les chutes de pierres sont fréquentes et où il est rigoureusement interdit de s’attarder.

Nous poursuivons ensuite en franchissant les barres, les rochers et la glace tant bien que mal sous l’œil avisé de notre guide et grâce à ses précieux conseils.

En montant, la vue plongeante est aérienne.

Nous atteignons au bout de deux heures l’ancien refuge du goûter puis nous prenons pied sur la crête. Là, le vent souffle fort et nous oblige à nous baisser pour le laisser passer une ou deux fois avant d’atteindre le refuge.

Nous y passons l’après-midi en espérant que le ciel ne tombera sur la tête de personne demain et qu’il nous laissera atteindre notre but : le sommet !

Durant la nuit, nous ne dormons presque pas. La chaleur, l’appréhension, l’excitation, le bruit, tout est là pour que cette nuit ne soit pas celle du sommeil.

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Sur le toit du monde !

3 heures.

Réveil.

Petit déjeuner.

Préparation.

Encordage.

3h30.

C’est parti.

Il fait nuit mais tout le monde est debout et bien réveillé. Les prévisions météorologiques sont clairs, c’est un jour idéal pour monter au sommet du Mont Blanc !

Le petit train des alpinistes et de leurs guides se met en marche. Encordés par groupe de deux ou trois, tous se mettent en route vers leur but. Nous y prenons place.

Dehors, la nuit est noire et les lampes frontales forment un cortège qui semble monter jusque dans le ciel.

Clovis s’assure régulièrement que tout va bien pour nous et nous montons à un bon rythme jusqu’à l’abri Vallot, en doublant plusieurs encordées.

À l’abri, on laisse tout ce qui est superflu. On mange et on boit un coup. La prochaine pause, c’est au sommet !

La pente se redresse, on avance sur la crête, le vent souffle, comme nous. Le soleil se lève. C’est magique.

À 7 heures, nous atteignons le sommet. Le sommet du Mont-Blanc. Papa et moi. Je pleure et je crois que lui aussi.

Après un moment là-haut et quelques photos pour ne pas oublier l’inoubliable, nous redescendons. Au refuge du Goûter, nous reprenons nos affaires et nous repartons.

La descente est pénible et longue jusqu’au refuge de Tête Rousse mais nous atteignons enfin le Nid d’Aigle pour finir cette belle aventure.

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