TANZANIE & ZANZIBAR : 10 jours en terre africaine

road trip tanzanie zanzibar 10 jours
Retour sur notre road trip de 10 jours en Tanzanie en juin 2021.

Road trip de 10 jours en Tanzanie

Informations sur le voyage

  • Durée : 10 jours
  • Nombre de voyageurs : En couple
  • Budget par personne : 3600€ €
  • Budget utilisé pour :
    • Vol ou transport
    • Logement
    • Activités
    • Visites
    • Food & drinks
  • Itinéraire : 1 = Tarangire National Park 2 = Serengeti National Park 3 = Cratère du Ngorongoro 4 = Jambiani (Zanzibar) 5 = Matemwe (Zanzibar)
  • Logement(s) recommandé(s) :
    • Farm of dreams (Karatu)
    • Sound of Silence (Serengeti)
    • Marera Valley Lodge (Karatu)
    • Nur Beach Hotel (Jambiani)
    • Sunshine Marine Lodge (Matemwe)

Vidéo du voyage en Tanzanie

Le départ

Voyage qui s’est décidé dix jours avant le départ. Nous devions à la base partir à la Réunion, mais covid oblige, nous avons dû annuler notre vol. La Tanzanie était alors « ouverte » moyennant un test PCR. Des amis à nous en revenaient plutôt comblés et la perspective de rencontrer les animaux du Roi Lion avait quelque chose d’assez motivant. Faute du temps que nous prenons habituellement pour bien préparer nos voyages, nous choisissons un tour opérateur pour le safari de manière assez arbitraire et réservons deux logements à Zanzibar à la hâte.

Le premier stress, c’est une semaine avant le départ : nous sommes cas contact. Les frais sont déjà engagés, on ne peut rien faire d’autre que d’attendre la sentence du test PCR la veille du départ.

C’est négatif.

Le deuxième stress, c’est le matin du départ à Bruxelles. Il est 6h, nous sommes à l’enregistrement et l’hôtesse de Qatar Airways bloque sur notre test PCR : « il n’est pas marqué « RT – PCR » sur votre certificat, uniquement « PCR », ça ne va pas être possible, la Tanzanie est très à cheval là-dessus, on ne peut pas vous laisser partir sachant qu’ils ne vous laisseront pas rentrer ». Il faut savoir qu’un test PCR qui n’est pas RT-PCR, ça n’existe pas… Moi je vrille, je ne suis d’aucune utilité. Notre chance, au-délà du sang froid et du culot de Marine, aura été d’avoir fait notre test PCR au CHR de Lille. A 6h du matin, n’importe quel laboratoire habituel aurait été fermé. Le CHR, ça tourne H24 et Marine arrive à joindre le service de virologie et tombe sur un interne à qui on doit beaucoup : il a réussi à retrouver les certificats originaux de nos tests avec la mention RT et à nous les envoyer par mail. Un grand merci à lui. L’hôtesse n’a pas moufté devant nos « nouveaux » certificats, à croire qu’on aurait pu l’écrire au stylo ce RT.

Bref, nous voilà enfin de l’autre côté des contrôles sécurité, ce moment où tu sais que ça y est, le voyage commence ! Nous voilà partis pour Doha au Qatar. La chaleur là-bas est écrasante. Nos 7h d’escale nous laisse le temps de profiter d’un aéroport plutôt stylé, entre sieste, casse-croûte et lecture.

La 2e étape, c’est Dar Es Salam, principale point d’arrivée en Tanzanie sur la côte (mais pas la capitale, qui est Dodoma, en plein cœur du pays elle). Encore une longue escale de 5h cette fois, mais pour le coup, nous sommes bien contents d’avoir le temps car c’est une queue de 2h qui nous attend avant de nous faire chatouiller la narine par des agents sanitaires au professionnalisme irréprochable. Troisième petit stress tout de même mais peu de doute sur le résultat. Ah, et bien sûr, personne ne nous a demandé notre test « RT-PCR » !

Petit repas puis troisième décollage pour Kilimandjaro, à peine à une heure de vol de là. Nous n’aurons pas la chance d’admirer le mont Kilimandjaro sous les nuages malheureusement.

Après un ultime scan de température, nous sommes accueillis par notre guide pour le safari, Chizo, venu nous chercher avec le 4×4 qui sera notre moyen de locomotion pour les quatre prochains jours. « Karibu ! » nous dit-il pour nous souhaiter la bienvenue.

Il nous amène en plein cœur de la ville d’Arusha à 1h de route dans un petit hôtel bien caché au détour d’une petite ruelle bien cabossée. Nous commençons déjà à sentir le contraste entre la pauvreté locale et la richesse associée au tourisme. Épuisés, nous partons pour une sieste de 3h. Réveil, dîner, dodo.

Parc National du Tarangire

Notre safari débute par le parc national du Tarangire au sud d’Arusha. A l’entrée du parc, nous sommes accueillis pas des superbes, petits oiseaux aux couleurs éclatantes qui donnent déjà le ton. Nous rentrons dans le parc, nous sommes comme des enfants. Les premières rencontres avec la faune se font progressivement. Une famille de mangouste. Ça y est nous avons vu Timon !

Nos premiers zèbres, puis des girafes au loin. Majestueuses. Le point fort de notre matinée sera notre rencontre avec une famille de Guépard croisée à l’ombre d’un arbre. Maman qui guette, les petits qui siestent. Beaucoup trop de mignonnerie.

Parc National du Tarangire

Nous aurons également la chance d’apercevoir un léopard, en pleine sieste, haut perché dans son arbre. Merci les jumelles !

Et, oui, durant ce périple, nous croiserons beaucoup, beaucoup de siesteurs ! Mais c’est normal, ça bouge principalement à l’aube, au crépuscule et la nuit bien sûr.

A mi-journée, nous prenons un picnic avec vue sur la rivière Tarangire, bien heureux d’avoir déjà vu tout ça. Nous papotons avec Chizo, travail, famille. « Vous n’avez pas eu à payer pour apprendre une langue ?? ». Il était mécanicien de base, mais le tourisme paye mieux.

Nous reprenons la route vers la rivière pour aller à la rencontre de notre premier éléphant. Magique. Nous continuons à longer la rivière avant de monter sur une colline. Et là, encore plus magique : en contrebas dans la rivière, une colonie d’éléphants se désaltère, des petits se chamaillent. Nous restons un moment à les observer. Dans le ciel, c’est le bal des vautours

Sur le retour, nous recroisons l’éléphant de l’aller, sauf que cette fois, nous somme de son côté de la rivière : nous l’observons à moins de deux mètres de distance. La puissance qui s’en dégage est dingue.

Parc National du Tarangire

La journée touche à sa fin et Chizo nous emmène vers le premier lodge à Karatu. Le lodge est désert et le soleil a déjà disparu mais la chambre est très belle. On se pose rapidement au bord de la piscine avant d’aller dîner. Sortes de tapas avec bœuf et poisson. Le serveur est très sympa mais ils en font beaucoup trop. On a l’impression d’être traités comme dans un 5 étoiles, c’est particulier quand on a l’habitude du camping ou des auberges. Tu en viens même à te demander s’ils pourraient mal prendre le fait de les aider à débarrasser ton assiette.

Parc National du Serengeti

Le lendemain, une longue route nous attend jusqu’au parc du Serengeti où nous passerons les deux prochains jours. Nous passons par Mto Wa Mbu, village touristique connus pour ses moustiques, sa forêt et ses marécages, ainsi que sa proximité avec le lac Manyara. Nous rentrons alors dans la zone de conservation du Ngorongoro complètement sous les nuages. Chizo nous met en garde contre les babouins voleurs. Il fait frais, humide et gris et je crains de passer les deux prochains jours sous la pluie. Mais nous faisons confiance à Isaia croisé à l’entrée de la zone de conservation et qui voulait nous vendre ses tours en montgolfière à 500$ : « T’inquiète, au Serengeti il n’y a pas de nuage ».

Nous passons au-dessus des nuages à 600 mètres d’altitude et nous arrêtons au point de vue sur le cratère du Ngorongoro qui marquera la dernière étape de notre safari. Le cratère est complètement sous les nuages, mais la vue est époustouflante.

Parc National du Serengeti

La route qui suit est toute aussi incroyable : nous roulons sur une route rouge au milieu d’une jungle luxuriante entre brouillard et rayons de soleil. Chizo nous ouvre le toit du 4×4 pour que nous puissions profiter un maximum du parcours. Nous finissons par sortir de la jungle. Le paysage s’assèche, nous entrons sur le territoire des Massaïs. Une girafe coure à la vitesse du véhicule, encore un moment magique. La rencontre qui s’en suit nous fait rapidement redescendre cependant : un enfant tend la main vers nous en disant « Picture, picture ». Il est interdit de prendre des Massaïs en photo. Malheureusement, aujourd’hui, beaucoup d’enfants préfèrent arpenter les bords de la route à la recherche de touristes qui les paieraient pour poser plutôt que d’aller à l’école nous explique Chizo. Il nous propose d’aller visiter un village Masaï. Nous nous sommes renseigner, nous avons une idée de ce que cela peut représenter : un billet, des photos, des danses. Je ne remets aucunement en question l’authenticité des échanges que ce genre de visite peut occasionner, ni le fait que cela puisse les aider financièrement à subvenir à leurs besoin mais nous ne nous sentons pas de le faire dans ce cadre-là et déclinons la proposition.

Nous redescendons alors vers le Serengeti pour constater tout le sens de ce mot en Massaï : plaine sans fin. Et il est effectivement sous un grand soleil.

C’est vraiment vaste, à perte de vue, et les couleurs sont beaucoup plus sèches. Nous croisons pléthore de gazelles, impalas et autres gnous de part et d’autre de la route.

Arrivés au portique d’entrée dans le parc, Chizo s’aperçoit que nous avons une roue crevée. Nous la changeons ensemble sous une chaleur écrasante. Au poste d’entrée secondaire, nous pique-niquons au milieu des superbes.

Parc National du Serengeti

S’en suit un véritable festival : des troupeaux de zèbres, de gnous, d’antilopes. Une piscine de boue remplie d’hippopotames, une colonie de hérons.

Parc National du Serengeti

 

Nous croisons nos premiers lions, envahis par les mouches, et subissant clairement la chaleur. Pas encore de Mufasa à l’horizon, mais pas mal de jeunes lion à la crinière très timide. Premières autruches également. Vraiment drôle ce volatile.

Nous nous arrêtons devant un genre de petit musée où notre guide demande à un jeune de nous faire la visite, sans vraiment nous demander notre avis. On sait d’office qu’on devra payer, mais soit.

Le jeune homme est très sympa, parle un bon anglais et nous explique pas mal de choses sur le parc, les migrations des troupeaux qui suivent la pluie, les ossements, la plantes etc… Au final nous passons un moment sympa.

La fin de journée approche et nous faisons cap vers le prochain lodge que nous attendons de découvrir avec impatience : le Sound of Silence, qui offre des tentes en plein milieu de la savane. Très belle route soleil couchant. A notre arrivée, deux girafes se trouvent juste devant les tentes, c’est juste dingue. Le temps de déposer les affaires que la nuit tombe déjà. En pleine nature sauvage, nous devons attendre Solomon, sorte d’ange gardien des voyageurs qui vient les chercher pour les amener au lieu du dîner tout en surveillant la présence d’animaux sauvages à proximité. Nous échangeons nos parcours et quelques blagues avec lui, très belle rencontre. A table nous nous régalons tout en apprenant quelques mots swahili. Nous terminons la soirée autour d’un feu sous la voie lactée.

Parc National du Serengeti

Des américains se trouvent deux tentes plus loin : on a beau être au milieu de la savane, ça n’empêche pas de croiser des cowboys sans aucun respect pour le calme.

Chizo nous récupère à 5h30 du matin pour qu’on aille voir le lever de soleil de puis un point de vue sympa (on lui avait demandé la veille). Malheureusement, quelques nuages nous cachent le spectacle. C’est parti pour une journée entière à parcourir le Serengeti. Nous passons devant un spot superbe : soleil levant, palmiers, rivière, crocodile qui se laisse porter par le courant.

Puis nous croisons un groupe d’une bonne quinzaine d’éléphants. Ce ne sont plus les premiers, mais pour autant, la proximité rend cette rencontre incroyable.

Parc National du Serengeti

Nous nous dirigeons ensuite vers le Nord-Est du parc pour admirer, entre autres, une famille de lions siestant sur un rocher, un guépard qui guette, une piscine d’hippopotames, des buffles, deux lions mâles (nos premiers, également en train de faire la sieste évidemment). Nous stoppons ce long bout de chemin sous un arbre habité par une sacrée ruche pour prendre le repas. Chizo se grille une cigarette à notre grande surprise. Les abeilles ne tardent pas à le lui faire regretter. Karma.

Sur le retour, nous passons sous un autre arbre dans lequel dort cette fois une lionne, complètement affalée sur une branche.

Sur la route du lodge, nous avons la mauvaise surprise de constater un grand nombre de feux volontaires déclenchés par les rangers. Ça brûle de partout. Ca nous cachera le coucher de soleil, dommage.

Nous repassons un bon moment avec Solomon après le dîner. L’équipe de ce lodge aura vraiment été accueillante.

Parc National du Ngorongoro

Toute l’équipe est d’ailleurs levée le lendemain matin dès 6h pour nous dire au revoir. Une petite photo de groupe et ciao ! La journée sera consacrée à l’exploration du cratère du Ngorongoro, mais avant cela nous devons retraverser une bonne partie du Serengeti. Chizo roule assez vite du coup mais nous avons l’occasion d’observer encore pas mal d’animaux : hyènes, chacals, lions. On prend le petit déj (on ne peut pas dire qu’on ait ressenti la faim pendant ce voyage, petits dej et repas copieux + Chizo qui ne mange pas la moitié de ses plats).

Nous entrons dans le cratère pas la forêt. On revenant de la sécheresse du Serengeti, et là, d’un coup, on se retrouve dans une atmosphère tropicale, humide. La descente est agréable, avec vue sur toute l’étendue du cratère. C’est immense. Un ecosystème à lui tout seul : jungle, lac, savane, « montagne ». C’est assez calme dans la jungle malheureusement, pas de léopard à l’horizon. Autour du lac par contre, pléthore de zèbres et de gnous. La route est désastreuse, Chizo s’enlise d’ailleurs plusieurs fois. Nous avons la chance de pouvoir observer un rhinocéros au bout du cratère. De loin. Ces animaux sont super discrets et solitaires.

On croise une jeep avec des retraités en tenue d’explorateur. Cocasse.

Puis une colonie de babouin nous barrera la route quelques minutes, avant de nous laisser rejoindre l’endroit du picnic : un petit lac avec un arbre majestueux, des hippo qui se baignent, et en toile de fond, les bords du cratère, habillés de verdure et léchés par les nuages. Splendide.

Parc National du Ngorongoro

Après le casse-croûte à côté des zèbres, nous retournons vers la forêt par l’autre côté du lac : autruches, éléphant et encore un rhino ! Avant de remonter, nous croisons un bus de touristes tanzaniens. Encore un sacré contraste entre les touristes en jeep privé (nous…) et un bus bondé.

Le dernier lodge se trouve à Karatu. Tout aussi désert que le premier, mais la chambre est très belle, tout comme la vue.

Parc National du Ngorongoro

Tanzanie - Zanzibar

C’est le soleil qui nous réveille directement à travers la fenêtre de la chambre. Petit déjeuner avant de prendre rapidement la route vers l’aéroport d’Arusha. Nous passons devant une habitation inachevée, comme on en trouve beaucoup. Nous pensons que c’est abandonné mais Chizo nous explique que beaucoup de tanzaniens démarrent des travaux dès qu’ils ont un peu d’économie. Mais du coup les chantiers peuvent durer plusieurs années. « Polé polé » comme ils disent là-bas : doucement, pas vite, tranquille. On fait le bilan du séjour avec Chizo puis il nous dépose à l’aéroport. Sur le parking, deux jeunes insistent pour prendre nos sacs, on accepte par politesse. On marche 50 m jusque l’entrée et ils nous demandent carrément le pourboire. Je déteste cette manière de faire. Bref, on portera nos sacs sans gêne désormais.

L’aéroport d’Arusha et le plus petit aéroport que nous avons vu de notre vie. On est persuadé de prendre un genre de petit coucou mais finalement c’est un avion à peu près standard qui atterri pour nous embarquer. Nous atterrissons à Zanzibar à 16h. Il y a du soleil, des nuages, et beaucoup, beaucoup de vent. Le taxi de l’hôtel que nous avions réservé, Hadji, nous attend. Je retire 20€qui me coûtent 25. L’arrivée à l’hôtel de Jambiani est déconcertante : jamais nous n’avions été confrontés à un tel contraste entre la pauvreté de la population locale et le luxe des hôtels juste à côté.

Malgré tout, l’hôtel est super mignon, et la couleur de l’eau de l’océan est juste dinguissime.

Des jeunes jouent au foot sur la plage juste devant.

Nous partons pour une petite balade sur la plage. Nous ne tardons pas à faire la rencontre des fameux « beach boys », vendeurs d’excursions en tout genre qui mettent un certain temps à lâcher l’affaire. Pas méchants, mais tout de même agaçants au bout d’un moment. Ce qui est dommage, c’est qu’au début, le mec vient de parler de tout et de rien, fait connaissance, tu te dis que tu partages un moment sympa avec un local. Puis il finit toujours par te demander si tu as déjà réservé une excursion pour le lendemain. Et du coup, après, dès que tu croises un beach boy, tu n’as pu forcément l’envie de faire la conversation, c’est « no thanks, bye » direct. Il faut juste le savoir, en soi ils restent vraiment cools.

Tanzanie - Zanzibar road trip

Encore un bon dîner, puis dodo.

Jambiani

La prière nous réveille à 5h du matin. La majeure partie de la population de Zanzibar est de confession musulmane (majorité chrétienne sur le continent) : sacré contraste vestimentaire avec le continent d’ailleurs. Le mec fait carrément des vibratos… On pense fort à OSS 117.

Ce jour-là nous allons voir les Kuza Cave, sorte de piscine naturelle qui n’est pas sans rappeler les cenotes mexicains. Pour y aller, quand la grande majorité des touristes font appel à un taxi (même pour ne faire que quelques kilomètres), nous décidons d’y aller à pied en passant par le village de Jambiani. Le contraste richesse/pauvreté est toujours saisissant, et qu’est-ce que c’est pollué… Il y a des déchets partout. Mais nous croisons quelques sourires. Après une bonne marche, nous arrivons aux caves. Un local nous fait un petit pitch sur leur histoire et leur importance : on y vient pour prier et/ou pour guérir. Il fait très sombre et il faut attendre les quelques rayon de soleil qui arrivent à passer entre les arbres pour contempler toute la beauté du lieu.

Jambiani road trip tanzanie zanzibar

Nous revenons à l’hôtel sur l’heure du midi pour manger. Après avoir réservé une excursion en bateau pour le lendemain à Roger (employé de l’hotel des plus souriants et en train d’apprendre le français), nous chillons toute l’après-midi dans les eaux aux milles nuances de bleu de l’océan face à l’hôtel. Ce soir-là, nous mangerons italien dans le restaurant d’un autre hôtel, à quelques centaines de mètres du notre, directement accessible depuis la plage. Tout peut se faire depuis la plage de toute façon, il y a vraiment deux mondes à Zanzibar, celui des locaux et celui des touristes.

Après un nouveau réveil-prière, Hadji nous emmène au sud de l’île, à Kizimkazi pour notre excursion en bateau. Cet endroit est bien connu pour observer et nager avec des dauphins. Sauf que ça a très mauvaise réputation, le zodiac chassant littéralement les groupes de dauphins pour satisfaire les touristes. Ce n’est pas le but de notre excursion, mais nous ouvrons tout de même attentivement l’œil dans l’espoir d’apercevoir un aileron. Nous aurons le droit à deux sessions de snorkelling, un repas sur une langue de sable bordée d’eaux cristallines  et une exploration de la mangrove. Nous croiserons plusieurs pêcheurs avec leur butin du jour. Le retour sur kizimkazi est sportif, avec les vagues on en prend plein la tête. A la descente du bateau, des enfants nous accostent : « 5$ le coquillage ». Je salue le culot mais je décline. Un dîner et une nuit de repos bien méritée clôtureront cette journée.

Jambiani road trip tanzanie zanzibar

Matemwe

Les 5 minutes de retard de la prière nous ont fait croire à une grasse matinée, mais il n’en sera rien malheureusement. Nous quittons l’hotel avec Hadji en direction de Matemwe, au nord-est de l’île, notre dernier point de chute du voyage. Sur la route nous devons faire un stop à Pwani Mchangani pour faire le test PCR nécessaire au vol retour. Le stress est de mise : on s’est enregistré la veille sur site assez bien fait mais on n’a aucune idée de ce à quoi s’attendre. On arrive au milieu d’un village pommé où 4-5 hommes sont en train de discuter sous une tonnelle. « Vous êtes inscrits » « Oui » « Vous avez payé ? » « Bah non, on va payer en liquide » « Ah non c’est pas possible, faut payer en ligne » « On est dans un coin pommé, on fait comment ? » « Je te partage ma connexion » « Ah, ok ». Improbable. On paye 80$ chacun et on va se faire chatouiller la narine pour une infirmière. En sortant de là Marine me fait comprendre que ces tests ne seront jamais analysés et qu’on peut être serein pour le départ. Tout un business en tout cas, et bien organisé pour le coup.

On arrive au Sunshine Marine Lodge avant midi. Très joli lodge, vue sur mer en bord de rochers. On décide de partir directement pour la plage la plus proche au nord à 35min. Ça nous permet de nous mêler un peu plus à la vie locale même si on se sent quand même bien seuls. La plage n’est pas des plus propres malheureusement, on se pose un peu, on discute avec un pêcheur (plutôt bon au vu de ses prises) et on rentre sous une pluie chaude. Fin de journée lecture à l’hôtel.

Le lendemain, après un petit déjeuner face à un joli lever de soleil, un taxi affrété par Boss Dhow (agence de tourisme durable fondée par une française expatriée) vient nous chercher pour nous amener à Kendwa au nord. Son afrolove dans la voiture, il s’arrête nous prendre quelques fruits. Super sympa. Ce qui est drôle c’est que l’île que nous sommes venons de faire 1h de route pour rejoindre le point de départ d’une excursion qui doit nous mener jusqu’à une petite île qui se trouve juste en face de notre lodge. Olympe nous accueille chaleureusement et nous amène au bateau, une dhow, boutre traditionnelle fabriquée au Kenya et qu’ils ont ramené eux-mêmes depuis là-bas. Il y a un drapeau de la Corse qui flotte dans l’air à côté de la voile. On est six français dans le bateau : 2 copines, un couple en lune de miel et nous.

Matemwe

On part sous un ciel plus que menaçant avec Captain Yassir et Cuisto Ali. ON a même droit à un peu de pluie mais ça finit par se découvrir complètement. La route est assez longue, contre le vent avec le moteur, jusque Mnemba Island. Premier snorkelling moyen, le corail est très abîmé. La nourriture est délicieuse. On digère en siestant sous le soleil au rythme des clapotis. Les deux copines nous passent de la musique swahili avec 2-3 Aya par ci par là.

Matemwe

Puis le capitaine décide d’aller de l’autre côté de l’île car une colonie de dauphins vit pas loin et avec un peu de chance on pourrait en croiser. Après avoir coupé le moteur, nous verrons apparaître des premiers ailerons au bout d’une vingtaine de minutes. Ni une ni deux, avec l’accord de Yassir, on plonge. Moment inoubliable. Rêve de gosse.

Le retour est d’une douceur… Coucher de soleil, voile au vent, juste le bruit de la coque qui glisse sur l’eau. Une belle conclusion pour ce beau voyage.

Matemwe

Le lendemain, énième petit dej devant le lever du soleil. Chill à la piscine en attendant le taxi pour l’aéroport. Ce dernier nous expliquera pas mal de choses sur l’île sur la route, spontanément. Par exemple : ce sont les chinois qui on construit les routes de l’île. Nous arrivons à l’aéroport en début de soirée, c’est un bazar sans nom, entre les formulaires, les tampons covid etc… Mais bon pour nous ça se passe pas trop mal, on sort de là assez rapidement. Escale à Doha et retour maison !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *